Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra sur un lit de feuilles mortes. La philosophie et les beautés de l’automne. C’est une œuvre difficile d’accès, un texte sacré de la fin du XIXe siècle. Nietzsche y proclame la mort de Dieu, appelle à dépasser le bien et le mal, valeurs révolues, et annonce la venue, non pas de la fin des temps, du Jugement dernier, mais du grand midi et du Surhomme. Il s’agit d’un dépassement continuel de soi réservé aux natures supérieures, une émancipation des religions anciennes, des idéologies grégaires, pour donner libre cours à la volonté de puissance. Une acceptation totale de la vie et de l’éternel retour des choses.

Au final, comme son auteur, Zarathoustra est un prophète solitaire, hautain, marginal, qui n’arrive pas à se faire entendre et peine à réunir autour de lui des disciples. On a là l’évangile d’une religion nouvelle condamnée à ne pas voir le jour. Et, dans cette lecture, on ne peut s’empêcher de penser à la fin pathétique du philosophe, le chantre du Surhomme, contempteur de toute forme de pitié: malade, errant d’hôtel en hôtel, presque aveugle, il finit par fondre en sanglots, à Turin, et embrasser un cheval fouetté par son maître. Il plonge alors dans une folie dont il ne sortira pas.

Auteur : Saurel

Jean-Sébastien Peyronnet. Né en 1980, je vis en Ardèche. Profession: auteur. Passionné d'écriture, de littérature et de philosophie.

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