L’Empire d’Hymeria

Petit récapitulatif sur l’histoire d’Hymeria, le premier empire que les Terres du Couchant ait connu. Elphégor, conseiller du roi, y fait allusion dans le premier chapitre du Siège de Kerdoar, puis Kreizheg s’attarde longuement sur sa disparition (ce vieillard est un bavard impénitent!) pour expliquer à Alaric où pourrait se trouver la Pierre Vermeille.

Je me réfère ici à l’Histoire volumineuse de ce dernier et adopte sa chronologie. Le décompte des années prend pour point de repère l’arrivée des Britons sur les côtes d’Ar Mor (cf. l’Histoire des Terres du Couchant), sur des îles à la dérive.

Des avancées technologiques incroyables

L’apogée de l’Empire d’Hymeria se situe entre 9000 et 7000 ans avant notre histoire. Hyméria s’étend sur une partie du continent et commerce grâce à ses quatorze ports avec des civilisations avancées, au-delà de l’Océan. L’Empereur Sublime, descendant direct d’Hélion, dieu de lumière, gouverne avec sagesse. On attribue à cette civilisation des avancées technologiques qui dépassent l’entendement et donneront lieu par la suite à de nombreuses légendes. Navires se mouvant sans voiles et sans rames, chars flottant dans les airs, lumière aveuglante dans les palais de l’empereur et de ses gouverneurs, et qui n’émane ni de flambeaux ni de candélabres…

L’Empereur Sublime face au Roi Cruel

L’eudyrus ressemble beaucoup au calmar qui attaque le Nautilus dans Vingt milles lieues sous les mers de Jules Verne.

Après deux mille ans de gloire et de prospérité, l’empire est menacée par la montée en puissance du Roi Cruel. Il en est longuement question dans le Siège de Kerdoar, mais je ne peux pas vous en dire plus… Ses terres recouvrent le nord, baignent dans une nuit perpétuelle, et ses bateaux pirates attaquent les navires marchands d’Hymeria. Une armée de colosses est mise sur pied, débarque au nord d’Ouxor et s’empare du port. Pour en finir avec le Roi Cruel, les Mages d’Hymeria mettent au point une arme faisant appel aux énergies du ciel, arme d’une puissance inouïe. De leur côté, les Sorciers du Continent Ténébreux parviennent à créer des monstres gigantesques à partir des émanations malignes qui sortent des abysses. Les fameux eudyrus. C’est un monstre de ce type qui se dirige sur Kerdoar dans les premières pages de mon roman, un calmar aux tentacules interminables.

Les Vingt-quatre Braves

Face aux dangers qui menace son empire, Hélial, dernier de la longue lignée des Empereurs Sublimes,  réunit ses quatorze gouverneurs ‒ son conseil restreint‒, et décide d’utiliser l’arme de ses Mages. Un déluge de feu s’abat bientôt sur le Continent Ténébreux. Des pans entiers de terre sombrent dans l’Océan, le continent devient un archipel. Ce qu’Hélial ne sait pas, c’est que quatorze eudyrus viennent d’émerger des profondeurs de l’Océan. Ils ravagent les quatorze ports d’Hyméria. Les Vingt-Quatre meilleurs guerriers de l’Empire, qui ont vaincu les colosses du Roi Cruel dix ans auparavant, s’en vont les combattre. Un seul, Mékil, parvient à terrasser l’un des monstres. Tous les autres sont vaincus.

Effondrement d’Hymeria et mort de l’Empereur Sublime

Privés d’approvisionnements, les habitants de toutes les cités de l’Empire sont en proie à d’effroyables famines. Les survivants s’enfoncent plus à l’intérieur des terres, se regroupent en clans et s’adonnent à la chasse et à de modestes cultures.

La légende veut qu’Hélial ait péri dans sa capitale, et choisi de ne pas survivre à la gloire d’Hymeria. Vêtu d’une robe frangée de fil de lumière, il s’immole sur son trône d’or, sans un cri.