Naissance d’un roman

Saga des Sept Cités – Le Siège de Kerdoar, petit article sur la naissance de mon deuxième roman. L’idée m’est venue lors d’un trajet en voiture, avec mes deux filles.

Une demande de mes filles

– Papa, est-ce que tu pourrais nous raconter une histoire ce soir? me demande tout à coup l’aînée.

– Bien sûr, on en choisira une parmi les livres que vous avez amenés.

– Non, je veux dire, est-ce que tu pourrais en inventer une?

– Ah… mais elle parlerait de quoi?

– Il y aurait une princesse, une sorcière et un monstre, lance la petite.

– Et plein de combats!

Les personnages

Je me suis tu. Les virages se sont enchaînés sur nos petites routes de campagne, et les idées dans ma tête. La princesse et le monstre… le mythe de Persée et d’Andromède. Pour sauver la belle, il faut un prince charmant. Ce sera Alaric. Le nom d’un roi wisigoth, un barbare, me direz-vous. Certes… Mais quel beau nom pour un personnage! La Sorcière, quant à elle, créera le monstre grâce à de terribles incantations. Et ce monstre aura… ah!… je ne vous en dis pas plus.

– Je crois voir à quoi ressembleront les personnages, mes chéries. Dès qu’on arrive, je me mets au travail.

Un univers de Fantasy

Saga des Sept Cités le deuxième roman de Saurel
Saga des Sept Cités, mon deuxième roman

J’ai vu, ou cru voir une cité au bord de la mer, surplombée par un magnifique château. Comme dans un jeu-vidéo de stratégie, j’en ai établi le plan. Un pont fin et élevé traverse la ville de part en part, du donjon aux remparts extérieurs. Un palais se dresse à côté du donjon. Sur la place des Lices – le nom m’est venu plus tard – a lieu un tournoi de chevaliers. Cette cité et ses environs correspondent à la Bretagne, moins au Finistère, d’ailleurs, qu’au Morbihan. Sur ce fond linguistique et culturel, je créerai des noms, en « Ker- » pour les Sept Cités (à l’exception de Treganec et d’Enenez). L’empire voisin aura tout du Saint Empire Romain Germanique. C’est une puissance redoutable avec trois capitales et cent mille chevaliers. Viendront des paysages de rêves, une lande, des haies, une forêt qui n’est pas sans rappeler Brocéliande.

Le récit, tel que je le conçois d’abord, a tout du conte. C’est une série d’épisodes très courts que je raconte à mes deux filles chaque soir.

Deuxième mouture

J’ai retravaillé cette première version, lui ai donné assez d’ampleur pour en faire un roman de Fantasy. Les personnages y sont plus fouillés et l’intrigue plus complexe. En le lisant, attendez-vous à de nombreux rebondissements. La fin tient de l’épopée. Une bataille, je ne vous dis que ça! Si… deux mots… ça dépote! Je me suis découvert un goût prononcé pour la création d’univers et pour les combats grandioses. Cela ne me réussit pas trop mal. De Perrault, je suis passé à Homère.

Trop de batailles, trop de guerres, du sang, les horreurs de Game of thrones? Non, l’histoire s’adresse aux grands comme aux petits. Rien de cru dans la violence, pas de sexe, pas d’horreur et un bel happy end. Rassurez-vous. Mes filles sont sur la même longueur d’onde que moi. Elles aiment les combats à l’épée et les courses poursuites (enfin, plus la grande que la petite). Je leur ai offert mon manuscrit dès que je l’ai terminé. Il va de soi que le roman leur est dédié.

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