Mon expérience des réseaux sociaux

Une belle découverte

Les remarques que je fais faire sur les réseaux sociaux vont paraître bien naïves à ceux qui connaissent le sujet, et c’est précisément ce qui peut faire leur intérêt. Pour me faire connaître en tant qu’auteur indépendant, j’ai dû ouvrir des comptes sur FacebookInstagram et Twitter, il y a un an, ce que je n’avais jamais fait auparavant. J’ai posté quelques liens vers les articles de ce site environ une fois par semaine et tâché de participer à différents groupes de littérature. Comme je l’expliquais la semaine dernière, j’ai manqué de méthode. Je n’ai pas suivi une ligne « éditoriale » précise et me suis dispersé.

On pourra dire ce qu’on voudra, grâce aux réseaux sociaux on peut retrouver des amis perdus de vue depuis des années et, pendant le confinement, au printemps, des gens enfermés dans de minuscules appartements, isolés, ont pu conserver un lien social. Ainsi, j’ai vu paraître des petits jeux, des articles pleins d’humour ou de pensées positives. J’ai du mal à imaginer à quoi auraient ressemblé ces longues semaines sans Internet. La technologie n’a pas que du mauvais.

Aux origines d’une addiction

En parallèle, j’ai compris, pour l’avoir vécu, l’addiction de mes anciens élèves à leur portable. C’était il y a seulement un an quelque chose qui me dépassait. Tous, sans exception, éteignaient et rangeaient leur précieux appareil en me croisant à la porte de ma salle de classe, et s’empressaient de le rallumer en sortant. Inutile d’évoquer les petits malins qui essayaient de consulter leurs messages pendant le cours et faisaient ensuite des histoires invraisemblables quand on les prenait sur le fait: « N’importe quoi, monsieur, vous avez rêvé! » ou « Je regardais juste l’heure! »

Quand on a une messagerie, une ou plusieurs boîtes mail, des comptes de ci et de là, on est tenté deux, trois, dix fois par heure, de vérifier si l’on a pas de nouvelles notifications. On consulte des statistiques et on fait défiler toutes sortes de vidéos, de messages, de liens sans queue ni tête. Un péril pour la concentration. Sans forcément les excuser, je comprends mieux les difficultés de nos ados pour écouter en classe et travailler correctement chez eux…

Instagram

Avant de quitter l’Education nationale, j’ai rencontré une écrivaine qui m’a recommandé Instagram pour promouvoir mes livres. Elle compte des dizaines de milliers d’abonnés, son feed est original et lui assure beaucoup de succès. Ce réseau m’a peu réussi. Plutôt que de me concentrer sur mon travail d’écrivain, j’ai mis en ligne de nombreuses photos de paysage, en parfait amateur. Ceux qui apprécient les sucs ardéchois n’étaient pas forcément intéressés par mes critiques littéraires et mes romans de Fantasy. J’ai pris du plaisir à immortaliser quelques instants, à voir les jours et les saisons défiler sur mon portable, sous mon pouce: les neiges de novembre, les genêts en fleurs, un arbre moussu au hasard d’un chemin de randonnée. Enfin, tout cela est bien joli, mais j’aurais employé mon temps de manière plus utile en avançant dans mes différents manuscrits!

Chacune de mes photos est accompagnée d’un texte, d’une réflexion, d’un petit développement poétique. Mais, les gens se contentent de « liker » la photo. Ils ne vont pas plus loin. Du temps perdu…

Quand la technologie rend idiot…

Twitter, l’outil de communication de Donald Trump…

Je relaie les articles de ce site sur Twitter pour la forme. C’est un réseau dont le principe me paraît ridicule. On est limité dans le nombre de caractères et les principaux défauts d’Internet, l’appauvrissement de la pensée et le manque de nuances, y sont portés à leur paroxysme. Comment avoir une conversation constructive en quelques remarques lapidaires? Il suffit de parcourir les « posts » et commentaires sur les réseaux sociaux, mais aussi sur toutes sortes de sites, pour comprendre la bêtise ambiante, les déflagrations de haine et le lynchage numérique. La technologie n’apaise pas les tensions sociales et elle ne rend pas forcément les gens plus raisonnables.

Facebook!

Finalement, c’est Facebook qui m’a apporté le plus de satisfaction – je vais faire plaisir à Mark Zuckerberg! J’ai retrouvé et échangé avec des amis de longues de dates, l’essentiel de mes nouveaux lecteurs vient de là, ainsi que le trafic sur ce site.

Pour la promotion de mon prochain roman, Metamorphosis, il me faudra donc procéder à de petits ajustements dans ma communication! Toujours tirer parti de ses erreurs!